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Japonismes et chocolat

L'année 2018 couronne le 160e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et le Japon. L’île du Soleil Levant est présente dans plusieurs manifestations, ce fut notamment le cas du gourmantissime Salon du chocolat, celui qui enrobe mannequins et palais de nombreux dégustateurs ! Mais à quoi ressemblent les chocolats japonais ?

La créatrice de mode Taé Ashida installée dans la capitale au 34 rue du Faubourg-Saint-Honoré (Paris 8e), a présenté une élégante robe aux côtés d’un pâtissier nippon Hironobu Tsujiguchi, Cette figure de la confiserie japonaise, avec 13 marques implantées en Asie, contribue à réaliser un bel exploit qui met en avant l’intérêt des Japonais pour le chocolat. 


©Aude Boissaye /Studio Cui Cui Hironobu Tsujiguchi et Daniela Prepeluc représentent la maison de couture Ashida, au dernier Salon du chocolat


La France est un fournisseur important de chocolat au Japon. De leur côté les Japonais se sont lancé dans la fabrication, et leur production dénote une originalité indiscutable. Le démontrent, des maisons croisées lors du Salon.


Le Chocolat de H. d’Hironobu Tsujiguchi, pâtissier de la troisième génération. Ses chocolats enrobent des ingrédients traditionnels de l’archipel comme l’abricot salé ou le saké qui révèlent de manière graduée des goûts d’une grande finesse. 


©Meiji / facebook


La société Meiji Co existe au Japon depuis 1916. Elle travaille désormais des bonbons 100% criollo, le cacao pure origine, qu’on ne trouve qu’au Mexique avec des saveurs uniques. La société a créé un partenariat avec les producteurs de cacao, pérennisant ainsi la qualité des productions travaillées. 

Ginza Sembikiya à Tokyo  spécialisée dans le fruit, a su développer une gamme de chocolats mixés (yuzu, ganache pistache..) avec des sels japonais qui soulignent le goût du cacao et l’accompagnent tout au long de la bouchée en vagues de pur plaisir. 

Tokyo Chocolate  né au Salon du chocolat Paris en 2009, mêle tendances avant gardistes et traditions, révélées par une gamme nommée « surface de l’eau où 4 carrés de ganaches à la surface plate comme l’eau tranquille d’un lac, sont surmontés de pâtes de fruits au cidre japonais, yuzu ou saké.. 


Mais ces adresses, une fois le Salon terminé, ne sont accessibles qu’aux voyageurs à destination du Japon, ce qui risque de rendre coûteux l’achat d’un bonbon. Sadaharu Aoki  avec ses 5 boutiques est un excellent ambassadeur implanté à Paris pour tous ceux qui apprécient le coup de baguette (pas si magique) des pâtissiers japonais et l'art de combiner des ingrédients "orient-occident". Ses pâtisseries et chocolats pourront donner un avant goût d’un Soleil qui se Lève comme une pâte bien reposée, pleine de flaveurs.


couverture @ Aude Boissaye /Studio Cui Cui